
Adéfaut de "meilleur", parlons de "moins
pire". Selon l'UIMM (Union des industries
et des métiers de la métallurgie), si
le secteur industriel a enregistré, en Indre-et-
Loire, en janvier, une hausse de son activité de
+ 30%, c'est parce qu'il prend pour période de
référence le même mois de l'année 2009... qui
avait chuté de - 40 %. Marc Rousseau, secrétaire
général de l'UIMM Touraine, parle de « rebond
», mais ne crie donc pas victoire pour
autant. Partout, les carnets de commandes
des entreprises sont anormalement dégarnis.
La visibilité est faible (d'une semaine à un mois
selon les entreprises) et l'investissement insuffisant
(seulement 38 % des industriels du département
déclarent avoir des dépenses
d'équipement en cours), nous disent les
études de l'observatoire économique de Touraine
ou de la Banque de France. Pour Marc
Rousseau, « il devient très difficile, pour l'industrie,
d'anticiper, et il convient de maintenir
de bonnes relations entre les donneurs d'ordre
et les sous-traitants ».
Si, au niveau national, le secteur de l'automobile
a été sauvé des eaux par la prime à la
casse, en Indre-et-Loire, les retombées positives
ont été faibles. Le secteur, spécialisé
dans le poids lourd, aborde donc la fin de la
mesure gouvernementale sans trop d'inquiétude.
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