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Pour vivre mieux, vivons isolés Version imprimable Votre email
Écrit par La Tribune de Tours   
01-10-2009
maison-habitat.jpgUn habitat mal isolé provoque de considérables déperditions d’énergie par les fenêtres, les murs, les sols ou encore la toiture, qui laisse s’échapper jusqu’à 30% de chaleur. Alors puisque le meilleur chauffage est l’isolation, mieux vaut savoir où entreprendre les travaux qui permettront d’éviter les fuites.

 

 La Jeune Chambre Économique de Tours a présenté au Salon de l’Habitat sa carte thermique de la ville et de l’agglomération tourangelle. L’opération, intitulée « J’isol’où », vise, comme son nom l’indique, à déceler les déperditions de chaleur des habitations afin de savoir où il faut renforcer l’isolation. Pour ce faire, la JCE a fait appel à un prestataire qui réalise des thermographies aériennes. Ainsi, dans la nuit du 16 au 17 mars dernier, alors que toutes les conditions étaient réunies –températures en-dessous de 5°C, pas de neige ni de pluie – les clichés ont été réalisés audessus de Tours, Saint-Cyr, Saint-Pierre, La Riche, Chambray, Saint-Avertin et Tours nord. Le bilan est mitigé, et les réactions des Tourangeaux, ne le sont pas moins.

« Les gens sont parfois surpris de leurs déperditions d’énergie, ils envisagent alors des travaux, constate David Latreuille, de la JCE. A l’inverse, d’autres sont plutôt étonnés de voir qu’ils n’ont aucune déperdition d’énergie, ou très peu ». Quoi qu’il en soit, ces réactions montrent que « beaucoup de gens ne connaissent pas leur propre environnement. La thermographie est donc un bon outil pour savoir où il faut effectuer des travaux », explique David Latreuille. Car l’isolation est la priorité absolue en matière d’économies d’énergie. La thermographie aérienne permet de déceler les fuites au niveau de la toiture, une zone critique à l’origine de 25 à 30% de déperditions de chaleur. « C’est plus que tout le reste de la maison, c’est l’un des postes qu’il faut le plus surveiller », note David Latreuille. Et si les interventions coûtent cher, que l’on se rassure, « l’Etat propose de nombreuses aides et réductions fiscales pour inciter les gens à renforcer l’isolation de leur habitat, rappelle Thierry Grelet, des fenêtres Millet. Outre le crédit d’impôt, la TVA est réduite à 5,5% jusqu’au 31 décembre 2010, et à partir de deux travaux, les fenêtres et les combles par exemple, on peut aussi demander à bénéficier de l’éco-prêt ». Appelé PTZ, ce dernier permet d’emprunter 20 000 € minimum à taux zéro sur dix ans. Et il est proportionnel au nombre de travaux (30 000€ pour trois interventions, etc). Une fois l’isolation réalisée et donc, la consommation de chauffage réduite, d’autres techniques permettent de faire au quotidien de conséquentes économies d’énergie. C’est le cas par exemple des abonnements « heures pleines/ heures creuses », proposés par EDF. Grâce à l’installation d’un compteur spécial, il est possible de bénéficier de tarifs réduits pendant les heures dites « creuses », par exemple entre 22h30 et 6h30. Le prix de l’abonnement est plus élevé- en moyenne 5 à 10 € de plus, mais il permet de réduire considérablement sa facture. Depuis peu, Direct Energie propose une électricité dont « le kWh est 10% moins cher que le tarif règlementé d’EDF », comme l’explique une opératrice. 20% de cette électricité est « verte », soit issue notamment d’éoliennes ou de panneaux solaires. L’abonnement « heures pleines / heures creuses » est aussi possible chez Direct Energie, et comme pour EDF, l’installation du compteur spécial coûte 50€ et 32€ pour reprogrammer un compteur existant. Mais au final, le chauffage électrique consommé de nuit revient beaucoup moins cher, car le prix du courant est 40% plus bas qu’en heures « pleines ». Aujourd’hui, il est possible de consulter ces cartes thermiques sur justificatif délivré par l’Espace Info Energie, et l’on peut aussi bénéficier des conseils personnalisés d’une thermicienne.

 Espace Info Energie : 22, rue Blaise Pascal à Tours. Tél. : 02 47 60 90 70

L’économie d’énergie passe aussi par la fenêtre

« Les déperditions de chaleur dues aux fenêtres sont de l’ordre de 20% », remarque Thierry Grelet, directeur d’exploitation des Fenêtres Millet. Un chiffre alarmant qui mérite que l’on s’y intéresse. Pour le faire baisser et éviter le gaspillage d’énergie, la solution demeure l’isolation. Car en changeant une fenêtre, on empêche justement 15 à 20% de déperdition de chaleur. En Touraine, le double vitrage est largement suffisant. « Il apporte une bonne isolation et un meilleur confort qu’un simple vitrage à travers lequel on sent le froid », constate Thierry Grelet. Et si le fait de changer ses fenêtres permet d’économiser de l’énergie, donc de l’argent – en gagnant 1°C, on réalise 7% d’économies d’énergie -il permet aussi de réduire les fastidieuses séances d’entretien et de bénéficier d’un meilleur diagnostic de performance énergétique (DPE), obligatoirement annexé au bail d’une habitation. Par ailleurs, de bonnes fenêtres permettent aussi de bénéficier, sous certaines conditions, du précieux crédit d’impôt. « Les fenêtres doivent avoir un bon coefficient de résistance thermique, et du gaz spécial pour renforcer l’isolation. Si l’épaisseur du vitrage répond aux normes RT 2005, on peut alors prétendre au crédit d’impôt », explique Patrick Dubois, de l’Espace Info Energie. Côté design, les fenêtres isolantes se déclinent dans divers matériaux. Le PVC, peu cher mais aussi peu esthétique, le bois, et enfin l’aluminium. Très tendance, ce dernier est aussi très efficace. « Avec une fenêtre en alu, la surface vitrée est plus importante qu’avec du PVC, on fait donc entrer davantage de lumière dans la maison », note Thierry Grelet. Mais ce n’est pas tout. L’aluminium est aussi esthétique, on en trouve de toutes les couleurs et il existe même des fenêtres bicolores en alu. Côté prix, une fenêtre coûte entre 500 et 700€, mais tout dépend du type de menuiserie. Le PVC est bien évidemment le matériau le plus abordable. Et pour bénéficier d’une isolation optimale, il est conseillé d’agrémenter ses fenêtres de volets roulants ou battants isolés, que l’on trouve également en PVC, bois ou alu. Il est même possible d’équiper ainsi les vélux, pour un meilleur confort en été comme en hiver. Et si l’on craint d’abimer sa maison en réalisant ces travaux, pas d’inquiétude : « on change les fenêtres sans aucune dégradation de l’habitat, rassure Thierry Grelet. On n’arrache pas les papiers peints, on n’altère pas la peinture, et l’on peut intervenir sans risque même dans les très vieilles maisons ».

Julie Innato Renseignements : Fenêtres Millet : 309, rue Giraudeau à Tours. Tél : 02 47 38 71 37

les gestes qui sauvent… l’énergie

D’après le Petit Livre Vert pour la Terre édité par la Fondation Nicolas Hulot, « aujourd’hui, un Français produit 353 kg de déchets par an. C’est deux fois plus que dans les années soixante ». Alors pour éviter cela, il suffit d’adopter des gestes simples, comme par exemple, préférer les produits durables aux jetables –bannir les lingettes, l’essuie-tout ou encore les gobelets. Et puisque l’on produit forcément des déchets, le recyclage, première habitude à prendre, permet de préserver la planète en évitant le gaspillage d’énergie. Verre, plastique, papier, aluminium, acier… La liste des matériaux recyclables est longue, il suffit de les trier. Et pour se motiver, il n’y a qu’à observer ce que l’on peut faire grâce à ce système : une tonne de plastique recyclé équivaut à économiser 600 à 800 kg de pétrole brut ; avec 27 bouteilles en plastique, on peut fabriquer un pull en laine polaire, et avec 670 canettes, on peut fabriquer un vélo… Chez soi, des tas d’autres petites astuces permettent d’économiser l’énergie : boire l’eau du robinet plutôt que l’eau en bouteille, installer ses appareils sur une multiprise à interrupteur pour couper facilement les veilles, dégivrer son réfrigérateur dès que la couche de givre atteint 2 à 3 mm, ne pas rincer la vaisselle avant de la mettre au lave-vaisselle, faire tourner ce dernier en mode éco, et rentabiliser au maximum les plaques électriques, qui continuent de chauffer 15 minutes après extinction. En matière d’éclairage, choisir des ampoules à économie d’énergie et nettoyer régulièrement ses ampoules -ce geste anodin peut permettre d’y voir vraiment plus clair : une ampoule sans poussière, c’est 40% de flux lumineux supplémentaire. Enfin, quand on sait qu’un sèche-linge électrique dépense jusqu’à 500 kWh par an, on peut retourner volontiers vers le traditionnel fil à linge… Pour ce qui est du chauffage, il faut savoir que dans une maison, 19°C suffisent largement, et dans la chambre, une température de 16 ou 17°C est meilleure pour le sommeil. Baisser son thermostat d’1°C équivaut à 7% de consommation énergétique en moins et fermer les volets permet d’éviter 30 à 50% de déperditions de chaleur selon le vitrage. Dans le jardin, les bons réflexes sont aussi efficaces. Aussi, il est conseillé d’arroser le soir, pour éviter que 60% de l’eau ne s’évapore sous la chaleur du soleil avant même d’avoir été absorbée par les plantes. Certains déchets de cuisine, de jardin et de la maison peuvent servir au compost, et le mélange de résidus organiques fertilise parfaitement la terre. Une astuce bonne à savoir quand on sait qu’environ 1/3 des déchets qui finissent dans la poubelle d’un Français peut être composté. Si chacun adopte ces petits gestes anodins, ce n’est pas seulement le porte-monnaie, qui sera soulagé, c’est aussi la planète.

Julie Innato

Informations : www.defipourlaterre.org

La cheminée, entre écologie et économies

Le bois bûche est l’énergie la moins chère du moment », constate Patrick Dubois, de l’Espace Info Energie. Aussi, les cheminées et autres poêles à bois connaissent un succès impressionnant. Et outre la préoccupation écolo, l’argument du portemonnaie est loin d’être négligeable. D’ailleurs, « le crédit d’impôt est la motivation première des clients qui souhaitent se doter d’une cheminée », remarque Marie-Claude Péan, d’Espace feu à Saint-Avertin. « Le crédit d’impôt risque de baisser prochainement, et là je ne suis pas sûre que nous ayons autant de clients qu’en ce moment », poursuit-elle. Pourtant, si le souci environnemental semble moins convaincant que les avantages fiscaux, les performances d’une cheminée permettent de faire de réelles économies d’énergie. Aujourd’hui en effet, grâce aux équipements modernes, il est possible de chauffer l’intégralité de son habitat avec une cheminée. Fanny Salerno, co-gérante d’Arnaud Services, explique que « les cheminées traditionnelles, ouvertes, chauffent un peu devant mais sont loin d’atteindre les performances d’un foyer en fonte, qui fait rayonner la chaleur et permet de chauffer toute une maison ». Avec une cheminée, on peut remplacer en partie ou totalement un chauffage classique -électrique, au gaz ou au fuel. Dans les constructions neuves, « les conduits sont installés d’office. Après, les gens mettent un tubage ou un insert s’ils le souhaitent », note Patrick Dubois. Et pour les cheminées existantes classiques, il suffit d’installer un insert, c’est-à-dire, intégrer un foyer fermé dans la cheminée sans la casser. « Un insert coûte environ 2000€, précise Marie- Claude Péan, et là aussi, on peut, sous conditions, bénéficier du crédit d’impôt ». Le prix d’une cheminée dépend évidemment du produit choisi. Taille, mais aussi design rentrent en ligne de compte. Car en tant qu’élément central de l’habitat, outre son utilité, la cheminée doit être esthétique. « La grande tendance est au contemporain, avec des coffrages aux lignes épurées, des cadres en métal noir, en inox ou en pierre. Bien sûr, plus c’est contemporain, plus c’est onéreux. Le panier moyen varie entre 5 000 et 10 000€ », explique Fanny Salerno. Autre tendance, le coffre en « staff ». « C’est comme du plâtre, les gens aiment bien car ils peuvent faire un enduit puis le peindre eux-mêmes », remarque Marie-Claude Péan. Mais le choix de sa cheminée dépend de son habitation. A la Pierre de Jadis, on trouve des cheminées anciennes en pierre, en bois ou en marbre, de style gothique, renaissance ou des cheminées traditionnelles tourangelles avec des hottes en pierre. « Il ne faut pas faire d’anachronisme ou de faute de goût, précise le responsable du magasin, Jean-Jacques Corbin. Par exemple, dans une longère, on va plutôt aller vers une cheminée campagnarde ». Et même s’il s’agit d’antiquités, les cheminées anciennes sont destinées à servir. D’ailleurs, on peut les combiner avec un foyer fermé invisible, grâce à un système de combustion inversée. Côté prix, ce n’est pas forcément plus cher -le premier prix est de 1500€ pour une petite cheminée de chambre et d’environ 2000€ pour une cheminée de taille normale. Enfin pour les sceptiques qui redoutent les dégagements de CO² dans l’atmosphère à la suite de la combustion du bois, qu’ils se rassurent : ce CO² avait été prélevé par l’arbre dans l’atmosphère durant sa croissance, le bilan carbone est donc considéré comme nul.

Julie innato

Informations : Arnaud Services : les Renardières, 2 rue des Giraudières à Chambray-lès-Tours. Tél. : 02 47 27 77 10 La Pierre de Jadis : route Tours-Laval RD 959 à Charentilly. Tél. : 02 4756 51 71. Espace feu : 96 Bis rue Cicottées à Saint- Avertin. Tél. : 02 47 27 57 72. Espace Info Energie : 22, rue Blaise Pascal à Tours. Tél. : 02 47 60 90 70.

Place aux chantiers propres !

Il y a un an tout juste, Eric Lecomte et David Joly rejoignaient le réseau « Nettoie Chantier », pour lancer une activité unique en Indre-et-Loire. Le concept est simple: il consiste à éviter le brûlage ou l'enfouissement des déchets issus des chantiers de construction. Les deux hommes interviennent, chacun de leur côté, auprès des particuliers et de quelques entreprises partenaires du département. « L'objectif premier est environnemental », confie Eric Lecomte. Car bien que la loi interdise l'enfouissement des gravats et le brûlage des déchets, et malgré la menace de fortes amendes, de tels actes restent très répandus. Et ils polluent -d'après Tour(s)Plus, « une demi-tonne de déchets est brûlée pour une maison de 100 m2 ». Mais outre la préoccupation écologique, Nettoie Chantier vise à faciliter le travail des personnes qui construisent ou font construire. « On évite aux particuliers ou aux artisans de perdre du temps avec la gestion des déchets, et ainsi, les terrains de construction ne ressemblent plus à des champs de mines ! », poursuit-il. Car qui dit déchets, dit danger, surtout lorsque l'on déambule à travers les débris de béton ou de ferraille. Nettoie Chantier ramasse tout, des petits déchets aux gros gravats, afin de les trier pour les destiner au recyclage. « On stocke les déchets dans un entrepôt et on les trie. On a de tout, du PVC, du polystyrène, du placo, des palettes, du fer, etc. Après on les évacue dans les différentes filières », explique Eric Lecomte. Côté tarifs, les prix varient selon les prestations. Pour une évacuation standard, il faut compter entre 175 et 185 euros. La prise en charge complète d'une maison, avec évacuation de gravats, nettoyage extérieur et intérieur coûte environ 350 euros en moyenne -un chiffre qui dépend évidemment de la surface des habitations concernées. Et Nettoie Chantier reste fidèle à sa devise « Sauvons notre planète », jusqu'au bout des interventions : le nettoyage intérieur des maisons est effectué avec des produits biologiques, uniquement destinés aux professionnels.

Julie innato

Nettoie Chantier : Eric Lecomte ZA La Membrolle à la Membrolle-sur-Choisille. Tél.: 06 62 19 29 25 David Joly La Crucifix Rigalou à Fondettes - 06 70 09 85 86 www.nettoiechantier.fr

Commentaires
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Compta  - Protection environnement     |2009-12-07
Moi, j'utilise peu les produits jetables, non pas par souci de l'environnement
mais par souci de coût. Mais, je me rends compte en lisant votre article que
j'ai fait un petit pas pour protéger l'environnement. Merci pour vos conseils.
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