Environnement
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Sale temps pour les champignons ! | Sale temps pour les champignons ! |
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| Écrit par La Tribune de Tours | |||||||
| 15-10-2009 | |||||||
Les adeptes de la cueillette de
champignons sauvages vont devoir s’y
faire : 2009 est une bien mauvaise
année. « Il y a très peu de champignons car
il n’a pas plu depuis longtemps », affirme
Paul Leroy, mycologue amateur membre de
l’Association de botanique et de mycologie de
Sainte-Maure-de-Touraine. « C’était aussi
comme ça au cours des automnes précédents.
L’an dernier a aussi été une très mauvaise
année, et 2007 également. En 2006 par
contre, sur une courte période on a eu énormément
de cèpes », ajoute-t-il.
A défaut de cèpes, de pieds-de-mouton, de coulemelles ou de trompettes de la mort, il faudra donc cette fois se contenter des rares spécimens qui poussent sans nécessiter beaucoup d’eau. Le tout est de savoir où les chercher, et de se contenter de variétés moins savoureuses. On trouve par exemple de la langue de boeuf, un champignon plat qui pousse sur les troncs d’arbres et se nourrit de leur humidité. Sous les conifères, les cueilleurs devraient dénicher des lactaires délicieux et des fausses girolles, tandis que les bouleaux abritent certaines variétés de bolets, comme le radicante ou les bolets orangers. « Ces variétés sont comestibles, mais ce ne sont pas les meilleures ! », affirme Paul Leroy. Si l’on veut des champignons sauvages cette année, pas question de faire la fine bouche. Quant aux amateurs de spécimens non comestibles destinés à l’observation, ils devront eux aussi se contenter d’un choix réduit. Mais que les consommateurs de champignons se consolent : la saison n’est pas finie, et Paul Leroy l’assure, « s’il se met à pleuvoir et si le temps reste doux, il peut encore y avoir des poussées de champignons sauvages. Cela s’est déjà vu par le passé. Certaines années, il n’y a pas eu de pluie en septembre et octobre, mais elle est tombée le mois suivant, et on a ainsi eu quelquefois beaucoup de champignons ». D’ailleurs, l’Association de Sainte-Maure organise des sorties de cueillette jusqu’à la mi-novembre. Et si par malheur il ne pleuvait toujours pas, il faudrait alors se contenter de champignons issus de caves. « On a eu quelques problèmes à cause de la sécheresse, constate Charles Nobilleau, producteur, mais heureusement, on dispose de matériel adapté pour recréer de l’humidité ». Alors s’il faut faire une croix sur le plaisir de la cueillette, pas question sacrifier celui de l’assiette ! Julie Innato
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