| Claude roiron était-elle une « privilégiée de la république » ? |
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| Écrit par La Tribune de Tours | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 18-02-2010 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Claude Roiron, inspectrice de l’académie
de Paris nommée en 2002, a t-elle bénéficié
pendant plusieurs années d’une
rente légale de situation sans jamais exercer un
travail correspondant à la fonction qu’elle occupait
? C’est l’accusation qui est contenue en
substance par le dernier rapport de la Cour des
Comptes qui remet en cause le bien-fondé des
inspecteurs de l’académie de Paris, parmi lesquels
on trouve des personnalités de gauche et
de droite. Une chose est sûre : ce rapport,
Claude Roiron, dont la directrice de cabinet était
injoignable, s’en serait bien passé. La présidente
PS du conseil général d’Indre-et-Loire, après
deux années de turbulences, commençait juste
à asseoir sa légitimité sur le département… Le
zèle vertueux de la Cour de Comptes fragilise la
présidente.
Pour les magistrats chargés de veiller
au bon usage des deniers de l’Etat, il s’agit de
dénoncer le statut des 22 inspecteurs de l’académie
de Paris… Ces inspecteurs nommés par
décret du président de la République bénéficieraient
d’une rente confortable de l’ordre de 4 500
euros net par mois assortis d’un statut de la fonction
publique sans jamais avoir à justifier de leurs
activités… Et cela en toute légalité. En effet, dans
son rapport, la Cour des comptes, souligne : «
L’objectif de ces nominations n’était pas de faire
exercer des fonctions d’inspection au sein de
l’académie de Paris, qui sont d’ores et déjà assurées
par des personnels compétents, mais de
garantir aux personnes ainsi nommées une rémunération
pérenne, quels que soient l’endroit
et la manière dont elles exerceraient par la suite
leurs activités. » Ainsi Claude Roiron doit ce précieux
statut à Lionel Jospin, alors premier ministre.
Mais aujourd’hui, parmi les inspecteurs, on
trouve également des hommes et des femmes
nommés par Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy.
L'actuel président de la république a « récompensé
» une ancienne conseillère à la culture au
cabinet de Jacques Chirac et un ex-chef de cabinet
de Valérie Pécresse au ministère de l’Enseignement
supérieur... Pour la Cour des
Comptes, ces nominations qui permettent à des
amis d’être remerciés ou de continuer à faire une
carrière politique en étant à l’abri du besoin,
constitue « une survivance historique injustifiée
». Dans un communiqué de presse, Claude
Roiron a tenu à souligner : « Huit inspecteurs de
l'académie de Paris - dont elle - sont chargés de
mission auprès de l'inspection générale de l'éducation
nationale où ils effectuent les mêmes missions
que les inspecteurs généraux. » Nul doute
que les adversaires politiques de la présidente
PS d’Indre-et-Loire font faire leurs choux gras de
cette affaire qui survient en pleine période
électorale.
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