Société
Marianne, devise, drapeaux... Comment nos élus s'accommodent des symboles de la république | Marianne, devise, drapeaux... Comment nos élus s'accommodent des symboles de la république |
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| Écrit par La Tribune de Tours | |||||||
| 04-03-2010 | |||||||
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« D'ailleurs, tout dépend de ce que l'on
entend par symbole républicain. Par
exemple, il n'y a jamais eu, ici, de portrait
de président de la République », affirme le
maire PC Marie-France Beaufils, qui se
verrait davantage « afficher des textes de
la Constitution » dans ses couloirs. La ville
communiste est un cas à part, car, ailleurs
dans l'agglomération, chaque mairie fait
figure de bon élève, concernant le portrait
du Président. A Tours, « la photo de
Nicolas Sarkozy est affichée juste audessus
des guichets d'état-civil, comme
dans toutes les mairies annexes. C'est
l'endroit de la mairie où il y a le plus d'affluence
» précise Karim Menaa, à la mairie
de Tours. A Chambray-lès-Tours, on fait
bien mieux : sont placardés sur les murs
l'ensemble des portraits des anciens
présidents de la République jusqu'à...
Raymond Poincaré. Un trombinoscope qui
suscite bien des devinettes, à tel point
qu'« on a même pensé à mettre des légendes,
en dessous...» témoigne t-on à la
mairie. Que sont devenues, dans les
autres villes, les clichés de Jacques
Chirac, François Mitterrand ou de
Georges Pompidou ? Parfois, ils sont
archivés dans les greniers. Ou alors... ils
sont toujours sous-verre : les photos s'entassent
alors, aplaties par celle de l'actuel
Président. C'est par exemple le cas à
Saint-Cyr-sur-Loire, ou à Saint-Avertin.
Mais partout, l'emblème par excellence,
c'est Marianne. Aucune mairie n'a boudé
le buste républicain, qui trône le plus souvent
dans les salles de mariage. A Saint-
Avertin, elle est la fierté de la municipalité.
« C'est une très belle pièce de facture traditionnelle.
Je me souviens, quand je suis
arrivée à la mairie il y a 26 ans, elle trônait
au beau milieu de travaux de compagnonnage.
Un curieux mélange ! » se souvient,
émue, Françoise Desrousseaux, première
adjointe.
Une fascination partagée par Jean-Yves
Couteau, son homologue saint-cyrien :
« par superstition, lorsqu'on a besoin, par
souci de place, de déplacer la sculpture,
on ne la pose jamais par terre », révèle til,
pas peu fier de nous parler de sa petite
Marianne à lui. Un modèle réduit en plastique,
sur son bureau. Mais hormis ces
fantaisies, les mairies font preuve de classicisme.
Les sculptures n'ont pas pour
modèle Brigitte Bardot, ni Laetitia Casta,
mais des figures bien antérieures. Moins
pulpeuses, certes, mais tout aussi charismatiques.
Claire robin
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