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La galerie du Métropole ne sera bientôt plus qu'un souvenir

by Tribune
Catégories: société
Avec le départ annoncé du chausseur Raphaëlle, qui fermera ses portes au 31 décembre, la galerie du Métropole vit ses derniers mois. L'assureur Axa, propriétaire des lieux, a décidé en effet de transférer la totalité de la surfa...

Avec le départ annoncé du chausseur Raphaëlle, qui fermera ses portes au 31 décembre, la galerie du Métropole vit ses derniers mois. L'assureur Axa, propriétaire des lieux, a décidé en effet de transférer la totalité de la surface disponible à H & M. D'ici à l'automne 2009, le géant suédois du prêt-àporter chic et tendance mais à petit prix, va y installer une nouvelle succursale. 1600 m2 de surface commerciale qui vont signer le glas de la plus ancienne galerie tourangelle. « Ils vont prendre tout ce qui est inoccupé y compris le passage qui sera purement et simplement supprimé, » indique, à la CCI, une source proche du dossier.

Actuellement à l'examen en mairie de Tours, le projet de requalification prévoit une entrée principale sur la rue de Bordeaux, tandis qu'un accès devrait être aménagé sur la rue Charles Gilles. Si tout se passe bien, les travaux devraient commencer au début de l'année 2009, pour une ouverture prévue à l'automne. H & M devrait créer une vingtaine d'emplois sur site, tout en préservant son magasin des Atlantes qui continuera donc de fonctionner normalement.

Une arrivée accueillie favorablement par les dernières enseignes encore présentes, tant les lieux paraissaient sinistrés depuis les retraits successifs de Flunch et de Pier Import en 2004, puis de New Man cet été. A la Carterie, on salue l'arrivée de la locomotive suédoise, génératrice de flux supplémentaires, et qui amènera à coup sûr, une clientèle très diversifiée : « on va leur céder une toute petite partie de notre surface, mais on restera sur plus de 400 m2. Pour nous, ce n'est que du bonheur ; le quartier avait besoin de se relancer ». La fin aussi d'une grande histoire entamée en septembre 1982, sous l'égide de l'UAP. A l'époque, le passage du Métropole vit des heures de gloire, concentrant nombres d'enseignes haut de gamme, jusque-là absentes de Tours. « On a connu tout de suite un énorme succès » explique l'un des directeurs de la Carterie qui énumère les occupants des lieux : « un parfumeur, un maroquinier, de la hi-fi, un restaurant et de nombreux commerces de prêt-à-porter ». Les années suivantes sont plus difficiles et l'ouverture de la Galerie Nationale porte un rude coup à la concurence. « Cette dernière très bien faite avec un parcours, une luminosité et une architecture propre a fait vieillir d'un coup le passage du Métropole » explique une source proche du dossier. Une partie de l'activité commerciale s'est très vite recentrée sur le haut de la ville. Dans le même temps, la rue de Bordeaux, devenue piétonne, se modernise, passant vers le milieu de gamme. De quoi aiguiller encore la concurence. Le passage s'est-il trouvé déphasé ? Toujours est-il que beaucoup d'enseignes ont capoté à cette époque. Dans les années 90, la galerie est modernisée à deux reprises, mais les commerces ne sont pas remplacés et les divers projets de restructuration échouent. « Le propriétaire a alors délaissé la recommercialisation pour privilégier une grosse enseigne, ce qui a pu prendre du temps, car ce type de commerce est toujours difficile à trouver. Cette attente nous a été préjudiciable » avoue-t-on à la Carterie. Si l'arrivée d'H & M ferme la parenthèse, elle générera aussi pendant quelques mois de nombreuses nuisances, d'autant plus que Bershka l'autre commerce de vêtements encore présent devrait lui s'étendre sur l'enseigne voisine de livrediscount actuellement fermée.

CB

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